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| LA SCALA DE MILAN |
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| Публикации - Arts Loi - Français | |||||
| Написано от Rosen Aleksiev | |||||
| Неделя, 06 Септември 2009 21:50 | |||||
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Il n'y a pas que les Italiens qui le diront : le teatro alla Scala est le plus célèbre opéra du monde. Pourtant, ces dernières années, l'actualité du lieu a tendance à desservir son image prestigieuse. Entre querelles, pactes douteux et tentatives d'escapades, la Milanaise dorée galope sur les chemins de l'éternelle jeunesse, et s'étrangle de rire de se voir si belle en ce miroir. La salle milanaise, qui a soufflé sa 230e bougie, reste perchée en haut de l'échelle qui surplombe le monde de l'art lyrique. Et bien souvent, c'est elle qui donne la note. Vitrine dorée pour le plus grand nombre, l'opéra de Milan n'est finalement fréquenté que par une minorité. Petite famille, donc ! Et avec elle ses petites disputes. Depuis sa naissance, le lieu connaît des déboires passionnels avec les artistes, le public et son propre personnel. La crise de la musique classique multiplie les tensions qui éclatent de plus en plus régulièrement. Entre les murs du théâtre se jouent des tragédies et pas seulement sur la scène. Mais, toujours sur ses gardes, la Scala tente une énième rénovation depuis sa réouverture en 2004. Sainte-Marie-à-l'échelle
L'opéra de Milan doit son nom au terrain de l'ancienne église Santa Maria alla Scala sur lequel il fut construit. C'est sous l'impulsion de l'archiduchesse Marie-Thérèse d'Autriche que le théâtre voit le jour. Ne supportant pas la perte de l'ancien opéra victime d'un incendie, l'épouse de François Ier de Lorraine fait ériger un nouveau théâtre en l'espace de deux ans. Le 3 août 1778, la Scala est inaugurée avec la représentation de l'opéra de Salieri, 'L'Europa riconosciuta'. La première période de l'histoire artistique du lieu donne ses lettres de noblesse à l'opéra-bouffe (buffo signifiant comique en italien). Mais très vite, la salle se dédie à la représentation du mélodrame italien. D'une portée considérable à l'époque, l'opéra au XVIIe siècle n'était pas condamné à résonner enfermé dans ses murs. Le public qui venait assister aux représentations était déjà un public d'habitués. Ils revenaient presque tous les soirs à l'opéra pour entendre les arias, et à force ils les connaissaient par coeur. Alors, il n'était pas rare d'entendre une jeune Lombarde parcourant les rues de Milan en fredonnant les arias les plus célèbres. C'était l'âge d'or après lequel courent les aficionados d'aujourd'hui. Et si je t'aime prends garde à toi ! Parmi les stars de la musique lyrique, le nom de Giuseppe Verdi est le plus lié à la Scala. Aujourd'hui encore, il est impossible de parler de la salle milanaise sans mentionner le compositeur. La relation entre le musicien et le lieu commence très tôt dans le parcours de l'artiste. Verdi a fait ses classes dans l'Institution et, pourtant, ce n'est qu'après un long et pénible combat qu'il réussit à signer un contrat avec la Scala. La première de 'Nabucco' en 1842 transperce le coeur du public milanais en manque de romantisme. Mais malgré des débuts prometteurs, le compositeur voit rouge. Il reproche à la Scala de ne pas donner aux livrets de ses partitions l'ampleur qu'ils méritent. Une rupture s'ensuit, qui durera 24 ans. 'La Traviata', 'Don Carlo' et bien d'autres ne se joueront pas à Milan pendant des années, et ce sur ordre du compositeur lui-même. ''Pepino'' est de retour en Lombardie en 1869 avec 'La Forza del destino'. L'histoire d'amour reprend de plus belle jusqu'au triomphe de 'Aïda' en 1872. Cette relation tumultueuse de Verdi et de la Scala semble annonciatrice des faits divers plus récents que connaît le lieu. ''Si tu ne m'aimes pas je t'aime, et si je t'aime...''
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